La culpabilité est une relation entre le Moi et l'extérieur, un chantage au lien, un espace de contrôle, une instance critique. Elle pose des limites, remet en question les limites de l'individu vis à vis de la tribu (d'abord la famille puis la société). Elle empêche l'individualité qui est un élément destructeur vis à vis du groupe.
Elle repose sur une peur de moins d'amour , c'est l'instinct de survie de l'enfant qui reçoit cette culpabilité de ses parents.
Tout rapport avec quelqu'un repose sur un lien, l'affect qui peut être sujet au chantage. Il y a toujours association de la culpabilité et de la peur, peur de perdre ce qu'on nous donne. Le nourrisson sait qu'il ne pèse pas lourd face à son entourage, d'où peur et naissance d'un chantage affectif qui engendre un sentiment de culpabilité.
Le Surmoi (externe), développé par la tribu, est l'espace critique du Moi (interne), il repose sur l'identification et souvent passe de la critique à la censure. Le Moi ressent une culpabilité face aux critiques du Surmoi.
L'enfant ne choisi pas son parent préféré, c'est le parent qui agit par identification. L'enfant s'identifie au parent dans sa totalité, du bon au mauvais, et doit résoudre la problématique des parents (parfois en sautant une génération) y compris dans le cas d'un enfant adopté.
En plus du Surmoi personnel, l'on est soumis à une morale inconsciente qu'est le Surmoi des parents. Le désir est la fonction qui nous sépare d'un objet considéré comme perdu plutôt qu'inaccessible !
Quand on passe du nourricier au géniteur, on passe de l'identification au choix et cela devient un problème quand on refuse ce passage. Le parent de sexe opposé provoque l'interdit dans le meilleur des cas.
La pulsion n'est pas sexuée quand elle est dirigée vers le parent de sexe opposé, elle le devient quand il s'agit d'identification avec le parent de même sexe qui est le rival (pour avoir papa, fait comme maman...).
Plutôt que de s'identifier au parent de sexe opposé, il s'identifie au phénomène de pulsion.
Plus on dit que l'obstacle est haut, plus il est haut , plus on fuit un objet, plus on le rend important ...
Voyage de la révolte: culpabilité de l'individu qui se détache de la tribu (peur des parents , chantage primal).
Dans la tribu, les pulsions participent à la construction du Moi, en dehors de la tribu, il y a émergence de l'individuation qui structure le Moi et délimite l'influence du Surmoi (on est confronté à notre propre culpabilité).
Pour se construire le Moi va au bord de ces limites.
Il faut se faire un ami du Surmoi qui est cause de problèmes quand on l'ignore par sentiment de culpabilité.
L'adhésion à une religion ou secte montre la recherche de tribu, de dogmes par défaut d'individuation car ils sont encore au stade de l'identification à la tribu (Référence au conte du "vilain petit canard" d'Andersen).
Par la Sophro-Analyse, pouvoir choisir, agir et être...
La Sophro-Analyse est une pratique de développement personnel
et un processus thérapeutique qui réconcilie les pensées,
les émotions, les énergies et les ressentis corporels.
Un accompagnement à plusieurs niveaux pour aller à la connaissance
de soi et reprendre sa responsabilité d'être, pleine et entière...
Plus d'informations...
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dimanche 4 janvier 2015
Avoir confiance en soi
pour avoir confiance dans les autres
"Pourquoi est-ce si compliqué d'avoir confiance en moi, de me sentir toujours jugé par les autres ?"
Comment voyons-vous ce qui ont confiance en eux ?
de la jalousie, de l'envie mais aussi comme l'expression de la suffisance, de la prétention, de l'arrogance derrière une facade, peut-être fragile mais qui agace ?
Avoir confiance, ce n'est pas jouer un rôle, celui qui croit en lui, qui s'oblige à croire en lui et qui, finalement, s'illusionne ...
Avoir confiance en soi, c'est arrêter de se juger, de se comparer.
Il s'agit d'observer nos gestes, nos réussites et nos échecs. Là, nous pouvons utiliser ces informations pour avancer, sans stigmatisation, sans reproche et sans culpabilité.
Il s'agit d'accepter ce qui est, débarrassé des intentions qui ont pu être projetées.
Accepter ce qui est ne veut pas dire être en accord, cela veut dire que cela a eu lieu, c'est un fait qui ne peut être changé.
De cela, je peux en tirer des ressources en constatant ce qui n'a pas convenu et ce qui a été bien reçu.
Le jugement négatif comme le fait de se glorifier d'une réussite ne parlent que d'impressions, sans doute importantes mais non vitales.
Juger, c'est voir autre chose que ce qui est, c'est déformer la réalité derrière le masque de nos peurs, de nos doutes, de nos croyances mais aussi de nos espoirs, de nos envies, de nos idéaux.
Toute cette charge émotionnelle, cette pression nous revient comme un choc en retour quand le résultat n'est pas celui attendu ou comme une illusion sur notre image quand nous sommes satisfait, fier du résultat.
La crainte que cela arrive nous fait hésiter, nous fait douter, nous prive de la confiance nécessaire à la complète possession de nos moyens pour réussir. Je peux réussir, en être très heureux, très fier mais je cours le risque d'échouer et de me déconsidérer encore plus. Mais de qui je suis fier, qui je considère, moi ou mon image et ne suis-je que mon image ?
Si tout cela n'est qu'affaire de jugement et que je peux m'en débarrasser, alors je suis libre de faire ou de ne pas faire, en conscience, pour moi et non pour mon image. Je deviens responsable de mes actes, sans jugement.
Réussir, c'est croire que je peux réussir, échouer c'est un pas de plus vers la réussite.

Ne pas juger, c'est être dans l'instant présent, faire de mon mieux tel que, maintenant je le ressens, sans se projeter dans l'après, dans le jugement sur ce que j'aurais dû faire, ce que j'aurais dû être. Il est inutile de me demander comment je dois agir maintenant pour qu'après je me supporte, je me valorise, je me juge à la hauteur. Dans ce cas, je ne profite pas de maintenant, je suis déjà ailleurs, dans l'après ...
Je suis et je m'accepte tel que je suis ...
Quand j'ai pris l'habitude de ne plus me juger, je m'aperçois que je juge également moins les autres, que ce je jugeais en eux parlait finalement plus de moi que d'eux. J'apprends la bienveillance pour moi, pour l'autre...
Sur eux, je projetais mes doutes, mes peurs, mes idéaux, mes frustrations, mes interdits et bien sûr le risque induit par mon manque de confiance.
Maintenant que je peux les voir tel qu'ils sont, je peux accepter le fait que je ne dépend pas d'eux. Je vis parmi eux, avec eux mais sans chercher à combler un manque.
Je ne cherche plus à lire dans leurs yeux, entendre dans leurs mots, la négation de mes craintes et de mes doutes, je ne cherche plus à me rassurer sur ma capacité à agir, j'agis, tout simplement. Je peux être en harmonie avec moi-même, exprimer mes idées, mes envies, mes convictions sans les imposer mais en les laissant libres d'évoluer.
Je n'ai plus besoin de chercher une image flatteuse de moi au travers des autres.
Comment voyons-vous ce qui ont confiance en eux ?
de la jalousie, de l'envie mais aussi comme l'expression de la suffisance, de la prétention, de l'arrogance derrière une facade, peut-être fragile mais qui agace ?
Avoir confiance, ce n'est pas jouer un rôle, celui qui croit en lui, qui s'oblige à croire en lui et qui, finalement, s'illusionne ...
Avoir confiance en soi, c'est arrêter de se juger, de se comparer.
Il s'agit d'observer nos gestes, nos réussites et nos échecs. Là, nous pouvons utiliser ces informations pour avancer, sans stigmatisation, sans reproche et sans culpabilité.
Il s'agit d'accepter ce qui est, débarrassé des intentions qui ont pu être projetées.
Accepter ce qui est ne veut pas dire être en accord, cela veut dire que cela a eu lieu, c'est un fait qui ne peut être changé.
De cela, je peux en tirer des ressources en constatant ce qui n'a pas convenu et ce qui a été bien reçu.
Le jugement négatif comme le fait de se glorifier d'une réussite ne parlent que d'impressions, sans doute importantes mais non vitales.
Juger, c'est voir autre chose que ce qui est, c'est déformer la réalité derrière le masque de nos peurs, de nos doutes, de nos croyances mais aussi de nos espoirs, de nos envies, de nos idéaux.
Toute cette charge émotionnelle, cette pression nous revient comme un choc en retour quand le résultat n'est pas celui attendu ou comme une illusion sur notre image quand nous sommes satisfait, fier du résultat.
La crainte que cela arrive nous fait hésiter, nous fait douter, nous prive de la confiance nécessaire à la complète possession de nos moyens pour réussir. Je peux réussir, en être très heureux, très fier mais je cours le risque d'échouer et de me déconsidérer encore plus. Mais de qui je suis fier, qui je considère, moi ou mon image et ne suis-je que mon image ?
Si tout cela n'est qu'affaire de jugement et que je peux m'en débarrasser, alors je suis libre de faire ou de ne pas faire, en conscience, pour moi et non pour mon image. Je deviens responsable de mes actes, sans jugement.
Réussir, c'est croire que je peux réussir, échouer c'est un pas de plus vers la réussite.
Ne pas juger, c'est être dans l'instant présent, faire de mon mieux tel que, maintenant je le ressens, sans se projeter dans l'après, dans le jugement sur ce que j'aurais dû faire, ce que j'aurais dû être. Il est inutile de me demander comment je dois agir maintenant pour qu'après je me supporte, je me valorise, je me juge à la hauteur. Dans ce cas, je ne profite pas de maintenant, je suis déjà ailleurs, dans l'après ...
Je suis et je m'accepte tel que je suis ...
Quand j'ai pris l'habitude de ne plus me juger, je m'aperçois que je juge également moins les autres, que ce je jugeais en eux parlait finalement plus de moi que d'eux. J'apprends la bienveillance pour moi, pour l'autre...
Sur eux, je projetais mes doutes, mes peurs, mes idéaux, mes frustrations, mes interdits et bien sûr le risque induit par mon manque de confiance.
Maintenant que je peux les voir tel qu'ils sont, je peux accepter le fait que je ne dépend pas d'eux. Je vis parmi eux, avec eux mais sans chercher à combler un manque.
Je ne cherche plus à lire dans leurs yeux, entendre dans leurs mots, la négation de mes craintes et de mes doutes, je ne cherche plus à me rassurer sur ma capacité à agir, j'agis, tout simplement. Je peux être en harmonie avec moi-même, exprimer mes idées, mes envies, mes convictions sans les imposer mais en les laissant libres d'évoluer.
Je n'ai plus besoin de chercher une image flatteuse de moi au travers des autres.
Je suis et je m'accepte tel que je suis ...
Le mythe de Dom Juan
Comme beaucoup de mythe, Dom Juan est inspiré de faits réels publiés dans les chroniques de Séville au 17° siècle. Dom Juan Ténorio avait tué le commandeur et séduit sa fille.
Plusieurs artistes s'en sont inspiré (De Tenorio, Molière, Mozart, Byron, Mérimé, Montherlant,...). Si ce mythe a inspiré tant d'artistes, c'est qu'eux même étaient concernés et se sont identifiés au personnage
Dom Juan séduit la fille du commandeur puis la laisse tomber, il ne consomme pas.
Il n'est jamais rassuré, il cherche la sécurité, il cherche sa mère pour survivre car il n'a pas reçu l'écho qu'il attendait de l'amour parental. Il a peur d'être seul, de ne pas avoir ce regard, celui de la mère d'où comportement hystérique.
Le cynisme de Dom Juan, cette indifférence est une projection de celui de sa mère à son égard et donc il punit la femme séduite, sa mère, en la quittant, il détruit la sorcière.
La mère Fée le nourrit, le protège tandis que la mère Sorcière le punit, le prive et provoque chez l'enfant le besoin de la détruire, ce qu'il fait dans ses rêves provoquant par la même, son premier sentiment de culpabilité car en punissant la sorcière qui lui a fait du mal, il punit la Fée qui le nourrit.
Dom Juan séduit une femme (la Fée) puis l'abandonne, la rejette (la Sorcière)
Le gouverneur représente l'autorité, la règle, c'est le Surmoi personnifié, et donc le seul rival de Dom Juan, c'est Dieu le père. Le père est à la base de notre identité sexuelle. L'absence du père de Dom Juan a perturbé son Oedipe, ses pulsions vers la mère car en absence de rival, il est contraint de lutter contre l'absolu, l'idéal, Dieu.
Dom Juan est un idéaliste, il aide ses congénères, il n'a pas de rivalité avec ses égaux mais avec l'autorité seulement
Dans l'absolu, Dom Juan est un anarchiste, un révolutionnaire car il lutte contre l'autorité jusqu'à la mort, il cherche la confrontation à la règle.
Les Dom Juan sont essentiellement masculins car l'Oedipe est une pulsion que l'homme a eu envers une personne avec qui il était en état de fusion, d'où une image confusionnelle entre pulsion et émotion. La femme ne subit pas cette pulsion là, elle va dans l'élément pulsionnel vers le père et peut se révolter contre la règle si cette pulsion n'est pas assouvie d'où élément de rivalité.
Le travail de Dom Juan est un travail de deuil sur la mère et il doit reconnaître que la Fée et la Sorcière ne sont qu'une seule et même personne, sa mère.
Le comportement hystérique de la femme est plus confusionnel, plus ciblé. La séduction est tournée vers la mère, la pulsion vers le père et donc la femme va chercher à séduire tout ce qui bouge si elle a subi une carence affective à la mère et par rapport à l'élément pulsionnel au père.
La nymphomanie (liée à un Oedipe détourné) survient quand le père laisse venir la pulsion de sa fille puis provoque l'interdit, souvent lorsque la rivale (la mère) est absente d'où obsession de la fille qui va multiplier les expériences et va consommer pour compenser, on voit le message d'insatisfaction vis à vis du père.
Dans le film L'homme qui aimait les femmes, la mère montrait une image féminine et inaccessible à son fils qui à partir de là, allait trop aimer les femmes puisqu'il ne pouvait aimer La mère, cette image idéalisée que Truffaut transposait.
Il existe des pathologies préalables au Dom Juanisme, ce sont les puers, ces adolescents éternels au comportement primaire, enfantin qui vont toujours voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Le comportement hystérique est un comportement qui met en danger l'homme et son environnement et au 19° siècle était attribué aux seules femmes. A l'époque l'homme travaillait à l'extérieur, il était disponible pour assouvir ses pulsions tandis que la femme restait à la maison, ne pouvait pas assouvir ses pulsions et pouvait souffrir de neurasthénie pouvant dégénérer en hystéries !
L'homme peut souffrir d'hystérie par refoulement pulsionnel et dans le cas de Dom Juan, il centre, il focalise son comportement autour de ce problème primal. Son cynisme est un refoulement de ses émotions car ça lui a permis, étant enfant, de s'en sortir face à l'absence d'amour maternel.
Pour surmonter son problème, un Dom Juan doit faire ressortir l'image de la mère pour qu'il en fasse son deuil et doit comprendre que la règle peut être un allié et non une rivale.
Ne jamais dire à un enfant, fait pas ça parce que c'est comme ça mais lui expliquer pourquoi afin d'en faire une qualité et non un défaut.
Il faut dépasser le ressentiment vis à vis des parents, avoir de la compassion, vider notre énergie, et ne pas leur faire de procès car plus on les combat en nous, plus on les renforce. Il ne faut pas confondre compassion et culpabilité, le pardon est une force.
S'il y a colère, il faut l'exprimer mais il ne faut pas y rester, il faut vite en sortir car cela ne sert à rien.
Il faut distinguer nos parents intérieurs correspondant à l'image perçue de nos parents réels car on peut modifier ces parents intérieurs pour les adapter à la réalité que l'on avait habillée de nos peurs et rancoeurs.
Plusieurs artistes s'en sont inspiré (De Tenorio, Molière, Mozart, Byron, Mérimé, Montherlant,...). Si ce mythe a inspiré tant d'artistes, c'est qu'eux même étaient concernés et se sont identifiés au personnage
Dom Juan séduit la fille du commandeur puis la laisse tomber, il ne consomme pas.
Il n'est jamais rassuré, il cherche la sécurité, il cherche sa mère pour survivre car il n'a pas reçu l'écho qu'il attendait de l'amour parental. Il a peur d'être seul, de ne pas avoir ce regard, celui de la mère d'où comportement hystérique.
Le cynisme de Dom Juan, cette indifférence est une projection de celui de sa mère à son égard et donc il punit la femme séduite, sa mère, en la quittant, il détruit la sorcière.
La mère Fée le nourrit, le protège tandis que la mère Sorcière le punit, le prive et provoque chez l'enfant le besoin de la détruire, ce qu'il fait dans ses rêves provoquant par la même, son premier sentiment de culpabilité car en punissant la sorcière qui lui a fait du mal, il punit la Fée qui le nourrit.
Dom Juan séduit une femme (la Fée) puis l'abandonne, la rejette (la Sorcière)
Le gouverneur représente l'autorité, la règle, c'est le Surmoi personnifié, et donc le seul rival de Dom Juan, c'est Dieu le père. Le père est à la base de notre identité sexuelle. L'absence du père de Dom Juan a perturbé son Oedipe, ses pulsions vers la mère car en absence de rival, il est contraint de lutter contre l'absolu, l'idéal, Dieu.
Dom Juan est un idéaliste, il aide ses congénères, il n'a pas de rivalité avec ses égaux mais avec l'autorité seulement
Dans l'absolu, Dom Juan est un anarchiste, un révolutionnaire car il lutte contre l'autorité jusqu'à la mort, il cherche la confrontation à la règle.
Les Dom Juan sont essentiellement masculins car l'Oedipe est une pulsion que l'homme a eu envers une personne avec qui il était en état de fusion, d'où une image confusionnelle entre pulsion et émotion. La femme ne subit pas cette pulsion là, elle va dans l'élément pulsionnel vers le père et peut se révolter contre la règle si cette pulsion n'est pas assouvie d'où élément de rivalité.
Le travail de Dom Juan est un travail de deuil sur la mère et il doit reconnaître que la Fée et la Sorcière ne sont qu'une seule et même personne, sa mère.
Le comportement hystérique de la femme est plus confusionnel, plus ciblé. La séduction est tournée vers la mère, la pulsion vers le père et donc la femme va chercher à séduire tout ce qui bouge si elle a subi une carence affective à la mère et par rapport à l'élément pulsionnel au père.
La nymphomanie (liée à un Oedipe détourné) survient quand le père laisse venir la pulsion de sa fille puis provoque l'interdit, souvent lorsque la rivale (la mère) est absente d'où obsession de la fille qui va multiplier les expériences et va consommer pour compenser, on voit le message d'insatisfaction vis à vis du père.
Dans le film L'homme qui aimait les femmes, la mère montrait une image féminine et inaccessible à son fils qui à partir de là, allait trop aimer les femmes puisqu'il ne pouvait aimer La mère, cette image idéalisée que Truffaut transposait.
Il existe des pathologies préalables au Dom Juanisme, ce sont les puers, ces adolescents éternels au comportement primaire, enfantin qui vont toujours voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Le comportement hystérique est un comportement qui met en danger l'homme et son environnement et au 19° siècle était attribué aux seules femmes. A l'époque l'homme travaillait à l'extérieur, il était disponible pour assouvir ses pulsions tandis que la femme restait à la maison, ne pouvait pas assouvir ses pulsions et pouvait souffrir de neurasthénie pouvant dégénérer en hystéries !
L'homme peut souffrir d'hystérie par refoulement pulsionnel et dans le cas de Dom Juan, il centre, il focalise son comportement autour de ce problème primal. Son cynisme est un refoulement de ses émotions car ça lui a permis, étant enfant, de s'en sortir face à l'absence d'amour maternel.
Pour surmonter son problème, un Dom Juan doit faire ressortir l'image de la mère pour qu'il en fasse son deuil et doit comprendre que la règle peut être un allié et non une rivale.
Ne jamais dire à un enfant, fait pas ça parce que c'est comme ça mais lui expliquer pourquoi afin d'en faire une qualité et non un défaut.
Il faut dépasser le ressentiment vis à vis des parents, avoir de la compassion, vider notre énergie, et ne pas leur faire de procès car plus on les combat en nous, plus on les renforce. Il ne faut pas confondre compassion et culpabilité, le pardon est une force.
S'il y a colère, il faut l'exprimer mais il ne faut pas y rester, il faut vite en sortir car cela ne sert à rien.
Il faut distinguer nos parents intérieurs correspondant à l'image perçue de nos parents réels car on peut modifier ces parents intérieurs pour les adapter à la réalité que l'on avait habillée de nos peurs et rancoeurs.
Nos images intérieures sont vues par nos yeux d'enfants
L’harmonie du couple
L'Harmonie dans le couple, c’est accepter de voir ce que notre conscience a soigneusement enfoui au cœur de nous. C’est travailler en profondeur, c’est libérer ces énergies, les voir s’animer, les observer, les ressentir en tant que telles, dépouillées de tout le poids de nos croyances, de nos peurs, de nos blessures. Le corps ressent ses énergies, il les reçoit de plein fouet mais la conscience ne peut en percevoir l’origine, il n’en voit que l’adaptation que nous en avons faites, comment nous les avons incluses dans notre construction pour devenir nous, notre image, notre moi idéal.
Quand nous ressentons cela, nous percevons que notre construction s’appuie sur un équilibre bancal, fait de bric et de broc amassé petit à petit pour fabriquer une image respectable aux yeux des autres mais surtout à nos propres yeux. Nous la subissons mais nous pensons que c’est nous alors nous composons, nous tentons de l’accepter, nous refoulons nos désirs véritables, nous nous lançons dans des quêtes d’idéaux pour satisfaire ces adaptations et éviter nos blessures, nos peurs, nos doutes.
Toutes ces énergies, c’est le corps qui les reçoit, qui les fait circuler mais c’est notre inconscient qui les alimente, qui les nourrit et leur donne la place qu’il pense devoir leur donner selon ses croyances inhibantes. Débrancher la conscience pour sentir circuler ces énergies nous permet de les ressentir telles qu’elles sont, elles s’activent, elles nous remuent, elles nous parlent, elles réveillent des émotions. Bien sûr que cela bouscule, que cela bouleverse, les émotions sont faites pour ça, pour nous transmettre ce que le corps nous dit, c’est son langage. Quand ces émotions se lâchent, quand le corps pleure, le corps se libère, il évacue, il expulse, il revit.
La conscience en ressort chamboulée, bouleversée, elle ne comprend pas, elle refuse d’admettre ou bien cherche, oui, cherche, il doit bien y avoir une réponse, une clé, quelque chose à comprendre.
Quand le corps parle, il est authentique, véritable, honnête, la conscience doit donc l’accepter et petit à petit, les ressentis remontent comme des bulles à la surface de l’eau, à la surface de la conscience. Ces bulles ont une couleur, une saveur, un parfum connu que nous identifions, que nous visualisons, que nous comprenons, c’était donc ça, ça qui me limitait, qui me censurait, qui m’empêchait d’être.
Le corps vibre, le corps cri, le corps écoute, le corps entend, le corps ressent alors donnons-lui tout ça. Plaçons-le dans une situation déconnectée de la conscience, alors le corps s’exprime, ressent ses propres énergies féminines et masculines. Il perçoit toutes les contradictions qui s’agitent, il ressent sa vie, celle de sa famille, de son histoire. Il ressent, il accepte, il évacue, la restructuration émotionnelle se fait, elle se grave, elle éteint ses blessures.
Comme le papillon quittant sa chrysalide, le corps perçoit que ses énergies ont été recontactées, qu’il les a intégrées, qu’il les a pacifiées, qu’il leur a retirées leurs capacités énergivores. Elles deviennent des sources de vie véritables, positives. La conscience ne comprend pas très bien encore mais la vision se fait plus vrai, plus positive, plus authentique. Elle peut voir l’autre comme un être authentique et non plus la projection de ses croyances, l’autre devient lui, devient elle et non plus ce que sa quête lui demandait d’atteindre, de trouver, de chercher.
Il découvre l’amitié véritable, l’amour sincère, le lien authentique, il est devenu lui, elle est devenue elle.
Le couple est devenu ce lien authentique entre deux individus authentiques.
Quand nous ressentons cela, nous percevons que notre construction s’appuie sur un équilibre bancal, fait de bric et de broc amassé petit à petit pour fabriquer une image respectable aux yeux des autres mais surtout à nos propres yeux. Nous la subissons mais nous pensons que c’est nous alors nous composons, nous tentons de l’accepter, nous refoulons nos désirs véritables, nous nous lançons dans des quêtes d’idéaux pour satisfaire ces adaptations et éviter nos blessures, nos peurs, nos doutes.
Toutes ces énergies, c’est le corps qui les reçoit, qui les fait circuler mais c’est notre inconscient qui les alimente, qui les nourrit et leur donne la place qu’il pense devoir leur donner selon ses croyances inhibantes. Débrancher la conscience pour sentir circuler ces énergies nous permet de les ressentir telles qu’elles sont, elles s’activent, elles nous remuent, elles nous parlent, elles réveillent des émotions. Bien sûr que cela bouscule, que cela bouleverse, les émotions sont faites pour ça, pour nous transmettre ce que le corps nous dit, c’est son langage. Quand ces émotions se lâchent, quand le corps pleure, le corps se libère, il évacue, il expulse, il revit.
La conscience en ressort chamboulée, bouleversée, elle ne comprend pas, elle refuse d’admettre ou bien cherche, oui, cherche, il doit bien y avoir une réponse, une clé, quelque chose à comprendre.
Quand le corps parle, il est authentique, véritable, honnête, la conscience doit donc l’accepter et petit à petit, les ressentis remontent comme des bulles à la surface de l’eau, à la surface de la conscience. Ces bulles ont une couleur, une saveur, un parfum connu que nous identifions, que nous visualisons, que nous comprenons, c’était donc ça, ça qui me limitait, qui me censurait, qui m’empêchait d’être.
Le corps vibre, le corps cri, le corps écoute, le corps entend, le corps ressent alors donnons-lui tout ça. Plaçons-le dans une situation déconnectée de la conscience, alors le corps s’exprime, ressent ses propres énergies féminines et masculines. Il perçoit toutes les contradictions qui s’agitent, il ressent sa vie, celle de sa famille, de son histoire. Il ressent, il accepte, il évacue, la restructuration émotionnelle se fait, elle se grave, elle éteint ses blessures.
Comme le papillon quittant sa chrysalide, le corps perçoit que ses énergies ont été recontactées, qu’il les a intégrées, qu’il les a pacifiées, qu’il leur a retirées leurs capacités énergivores. Elles deviennent des sources de vie véritables, positives. La conscience ne comprend pas très bien encore mais la vision se fait plus vrai, plus positive, plus authentique. Elle peut voir l’autre comme un être authentique et non plus la projection de ses croyances, l’autre devient lui, devient elle et non plus ce que sa quête lui demandait d’atteindre, de trouver, de chercher.
Il découvre l’amitié véritable, l’amour sincère, le lien authentique, il est devenu lui, elle est devenue elle.
Le couple est devenu ce lien authentique entre deux individus authentiques.
La rencontre, une valse à trois temps
On croise des gens par hasard mais la rencontre, elle, n'est pas due au hasard mais est provoquée par l'affectif, l'émotion par nos chaines mémorielles qui s’activent.
Elles modifient notre vision de l'autre, une rencontre, c'est la rencontre de deux histoires, de deux énergies, de quatre énergies.
Nos comportements sont basés ces trois piliers fondamentaux :
S'il y a absence d'un parent, l'enfant va le chercher dans un parent de substitution car il a besoin de cette référence, d'une identification pour construire son propre Moi.
Si l'enfant doute de la protection parentale, il va développer une peur et sera dépendant de l'extérieur. Il cherchera l'appartenance au groupe pour se rassurer, pour subsister. Il cherchera une image qui le rendra aimable, accepté, reconnu, unique, image qui le valorisera.
Si l'enfant ne reproduit pas son schéma parental, c'est qu'il cherche son identification et qu'il a déjà atteint un certain niveau de conscience Celui qui reproduit son schéma parental cherche le couple "idéal", illusion de son image du couple mythique. Quête inatteignable qui provoquera des relations courtes et répétitives.
Une situation idéale est toujours mal vécue car nous la recherchons sans être capable de l'assumer. Cela engendre des relations problématiques, alimentées en malentendus et de courtes durées.
Le parent de sexe opposé représente l'idéal alors que le parent de même sexe représente le rival et provoque l'interdit
Avant le couple était une obligation, aujourd'hui il s'agit d'un désir, d'une relation consentie, son équilibre est donc plus fragile.
L'état d'une relation est fonction de l'état de l'évolution personnelle
Trois stades par lequel nous devons passer dans cette évolution
De même, une relation amoureuse passe par les trois stades suivants
Il faut avoir conscience de la désillusion pour en tirer profit; elle est obligatoire pour savoir qui nous sommes. Ce n'est pas le talent qui fait bouger, mais la résistance, le frein.
Si l'émotion l'emporte sur l'affectif, quand on dit "Je t'aime", on dit "j'ai besoin de toi"
Toute la vie nous remplissons notre catalogue d'identification, nous remplissons nos systèmes mémoriels, nos références à partir de nos expériences, de nos rencontres selon nos 3 critères mythiques.
Lors d'une rencontre, nous transférons une image de ce catalogue sur l'autre, l'autre passe dans notre histoire (transfert) puis nous habillons cette image en fonction de nos désirs (projection).
L’autre devient le héros d’un film dont il n'a pas encore conscience et ceci, bien avant les premiers échanges verbaux.
Le problème survient quand l’image émise ne correspond pas à la réalité, quand nous n’aimons pas ce que nous sommes. L'autre nous a déjà identifié et il se trompe rarement d'où un déphasage flagrant et une relation vouée à l'échec.
La seule réalité qui existe, c'est la réalité individuelle, c'est à dire que nous sommes avec l'autre comme avec soi-même. Si nous voulons limiter, contrôler le transfert, nous limitons le désir.
Il n'y a pas d'émotion sans pulsion sinon il ne s'agit pas de désir mais de reconnaissance tout comme il n'y a pas de pulsions sans émotion mais des pulsions avec des émotions refoulées par la peur. Un objet jugé trop inaccessible peut accroître le désir à un niveau tel qu'il en devient inhibant.
Dom Juan montre un refoulement pulsionnel. Il séduit mais ne consomme pas, avec le but de punir sa mère car il a subit des carences émotionnelles dans son enfance.
Casanova montre un pulsionnel qui est sujet au refoulement émotionnel. Il consomme mais enfouit ses ressentis.
Artemis fait preuve de refoulement émotionnel En tuant tout homme qui la regarde, elle détruit ses émotions
Elles modifient notre vision de l'autre, une rencontre, c'est la rencontre de deux histoires, de deux énergies, de quatre énergies.
Nos comportements sont basés ces trois piliers fondamentaux :
- Le Père mythique: il apporte la pulsion, l'énergie positive, le besoin d'action
- La Mère mythique: elle apporte l'affectif, la sécurité nourricière, l'instinct de survie
- Le Couple mythique: c'est la référence que l'enfant construit à partir de sa relation parentale
S'il y a absence d'un parent, l'enfant va le chercher dans un parent de substitution car il a besoin de cette référence, d'une identification pour construire son propre Moi.
Si l'enfant doute de la protection parentale, il va développer une peur et sera dépendant de l'extérieur. Il cherchera l'appartenance au groupe pour se rassurer, pour subsister. Il cherchera une image qui le rendra aimable, accepté, reconnu, unique, image qui le valorisera.
Si l'enfant ne reproduit pas son schéma parental, c'est qu'il cherche son identification et qu'il a déjà atteint un certain niveau de conscience Celui qui reproduit son schéma parental cherche le couple "idéal", illusion de son image du couple mythique. Quête inatteignable qui provoquera des relations courtes et répétitives.
Une situation idéale est toujours mal vécue car nous la recherchons sans être capable de l'assumer. Cela engendre des relations problématiques, alimentées en malentendus et de courtes durées.
Le parent de sexe opposé représente l'idéal alors que le parent de même sexe représente le rival et provoque l'interdit
Avant le couple était une obligation, aujourd'hui il s'agit d'un désir, d'une relation consentie, son équilibre est donc plus fragile.
L'état d'une relation est fonction de l'état de l'évolution personnelle
Trois stades par lequel nous devons passer dans cette évolution
- disparition du Je au profit du Moi, l'individu disparaît au profit du groupe, « je m’identifie … »
- le Moi disparaît au profit de l'être, « je deviens … »
- dissolution de l'être au profit du Je, « je suis … »
De même, une relation amoureuse passe par les trois stades suivants
- amour aveugle: quand nos projections viennent du fond de notre histoire et nous transcendent
- désillusion: quand la réalité reprend le dessus
- amour lucide: L’idéal devient illusoire, détrôné par le réel
Il faut avoir conscience de la désillusion pour en tirer profit; elle est obligatoire pour savoir qui nous sommes. Ce n'est pas le talent qui fait bouger, mais la résistance, le frein.
Si l'émotion l'emporte sur l'affectif, quand on dit "Je t'aime", on dit "j'ai besoin de toi"
Toute la vie nous remplissons notre catalogue d'identification, nous remplissons nos systèmes mémoriels, nos références à partir de nos expériences, de nos rencontres selon nos 3 critères mythiques.
Lors d'une rencontre, nous transférons une image de ce catalogue sur l'autre, l'autre passe dans notre histoire (transfert) puis nous habillons cette image en fonction de nos désirs (projection).
L’autre devient le héros d’un film dont il n'a pas encore conscience et ceci, bien avant les premiers échanges verbaux.
Le problème survient quand l’image émise ne correspond pas à la réalité, quand nous n’aimons pas ce que nous sommes. L'autre nous a déjà identifié et il se trompe rarement d'où un déphasage flagrant et une relation vouée à l'échec.
La seule réalité qui existe, c'est la réalité individuelle, c'est à dire que nous sommes avec l'autre comme avec soi-même. Si nous voulons limiter, contrôler le transfert, nous limitons le désir.
Il n'y a pas d'émotion sans pulsion sinon il ne s'agit pas de désir mais de reconnaissance tout comme il n'y a pas de pulsions sans émotion mais des pulsions avec des émotions refoulées par la peur. Un objet jugé trop inaccessible peut accroître le désir à un niveau tel qu'il en devient inhibant.
Dom Juan montre un refoulement pulsionnel. Il séduit mais ne consomme pas, avec le but de punir sa mère car il a subit des carences émotionnelles dans son enfance.
Casanova montre un pulsionnel qui est sujet au refoulement émotionnel. Il consomme mais enfouit ses ressentis.
Artemis fait preuve de refoulement émotionnel En tuant tout homme qui la regarde, elle détruit ses émotions
L'amour et l'indépendance amène à l'indispensable
Le mille-feuille des émotions
Comme le cerveau, qui a conservé dans sa construction, les trois strates majeures de l'évolution de notre espèce, le registre des émotions a également subi cette même adaptation à trois niveaux.
La préoccupation principale d'une espèce est de vivre et survivre, c'est-à-dire maintenir son intégrité physique pour se reproduire et assurer une préservation de l'espèce.
Vivre, c'est se donner la capacité de maintenir notre corps dans un état compatible avec notre fonction de reproduction.
Survivre, c'est vivre au delà de soi, c'est assurer un renouvellement de l'espèce par la procréation.
En faisant un parallèle entre l'évolution des espèces et la formation d'un individu, physique et psychologique, je vous propose une analyse de ce qui anime nos actes, génère nos émotions et construit nos pensées.
La préoccupation principale d'une espèce est de vivre et survivre, c'est-à-dire maintenir son intégrité physique pour se reproduire et assurer une préservation de l'espèce.
Vivre, c'est se donner la capacité de maintenir notre corps dans un état compatible avec notre fonction de reproduction.
Survivre, c'est vivre au delà de soi, c'est assurer un renouvellement de l'espèce par la procréation.
En faisant un parallèle entre l'évolution des espèces et la formation d'un individu, physique et psychologique, je vous propose une analyse de ce qui anime nos actes, génère nos émotions et construit nos pensées.
© Muséum d’Histoire Naturelle - Christian Jégou
Au stade primaire, il s'agit de se reproduire à la période la plus propice pour cela, c’est-à-dire lorsque les conditions de l'environnement sont les plus favorables à la survie de la progéniture. Cela se traduit par la recherche du climat adapté, de l'abondance de nourriture, de l'éloignement des prédateurs mais aussi par des stratagèmes mis en place pour cacher, camoufler les œufs en incubation. Ces conditions sont plus propices dans certains lieux ou à certaines époques de l'année d'où les phases de reproduction qui se concentrent sur une période rapprochée, dans des lieux précis et reconduits d'année en année en fonctions des espèces.
Nous remarquons souvent le dépôt et l'abandon des œufs dans leurs environnements, sécurisés au mieux, et le détachement des géniteurs qui repartent en quête de subsistances pour continuer à vivre. Il n’y a pas d’attachement à la descendance mais uniquement le devoir accompli sans aucune décision consciente. Il ne s'agit pas encore d'émotion, mais d'instinct. C’est ainsi que cela doit se faire maintenant car demain n’existe pas...
A la seconde strate, celle de l'appartenance au groupe, de la relation à l'autre, la sphère émotionnelle s’est invitée en intégrant la notion de besoin dans l'échange sexuel instinctif. Il s’agit de se reproduire mais aussi que les nouveaux nés soient bien portants, puissent se développer, grandir et prendre la relève. Par des signaux chimiques, sonores et visuels, nous assistons à la recherche du partenaire le mieux disposé pour assurer une descendance capable de résister aux risques de l'environnement. Ces signaux instinctifs donnent naissances aux émotions qui deviennent le langage et l'interprète du corps.
©2013 Michel Schauving
Les périodes de reproduction deviennent plus longue et plus fréquentes et la progéniture est de plus en plus suivie et protégée jusqu'à la naissance. L’œuf passe de l’incubation à la gestation, il ne grandit plus hors mais dans le corps de la mère. S'en suit une période de sevrage qui va augmenter au fil du renouvellement des espèces. L’âge de l’autonomie de cesse d’augmenter provoquant une responsabilité parentale plus longue pour subvenir aux besoins et à la survie de la progéniture. La fonction de reproduction s'habille d'émotions pour favoriser le meilleur géniteur pour espérer obtenir la meilleure descendance et pouvoir ensuite en assurer la survie. Chez les mammifères, les relations au sein du groupe vont alors évoluer vers une compétition, une rivalité et des affrontements pour être choisi ou choisir son ou sa partenaire.
Ces rivalités pour la survie de l'espèce vont donner naissance à un flot d'émotions relationnelles qui vont s'amplifier et se fondre avec les émotions sensorielles primaires. Par ces émotions, l'acte reproductif devient sexualité.
Demain n’existe toujours pas mais la notion de temps devient perceptible dans les rituels qui s'installent. Les comportements s’adaptent à chaque situation, au jour le jour afin d’être prêt à affronter ce qui peut arriver.
Les émotions liées à ces pensées donnent naissances aux jeux psychologiques et vont se fondre aux émotions issues des deux strates précédentes. L'image prend alors l'ascendant sur le fond pour rivaliser avec l'autre. Les frustrations, les souvenirs, les craintes, les attentes, les désirs et les besoins vont influencer notre relation dans des jeux de pouvoirs, de séductions, de dépendances afin d'obtenir les faveurs de l'autre et justifier sa fonction primaire de vie et de survie.
Quand ces jeux de pouvoirs prennent le dessus sur la fonction initiale qui était la reproduction, nous entrons dans des schémas complexifiés de nos comportements et avec lesquels nous pouvons nous sentir décalés et mal à l'aise. Des émotions contradictoires se percutent et troublent notre conscience. Les émotions qui s'animent dans ces trois composantes ne sont ni positives, ni négatives par elles-mêmes mais par l'interprétation que nos pensées en font. Les émotions sont des réponses de notre corps à la situation qui se produit dans l'instant.
Aujourd’hui, l’être humain a dépassé ce besoin primaire de reproduction mais cette compulsion s’active encore et les émotions primitives sont toujours présentes au fond de nous et se confondent avec nos émotions cognitives, relationnelles et sensorielles.
Ces diverses émotions communiquent entre elles, s’affrontent, se contredisent ou s’amplifient et marquent leurs empreintes dans notre corps, dans nos pensées, dans nos croyances et dans notre relation à l’autre.
Dès lors, faire la part des choses dans nos comportements devient compliqué si nous le faisons sans tenir compte de ces trois composantes successives et distinctes de notre personnalité. Ces trois composantes existent en chacun de nous bien que développées à des niveaux différents.
Accorder nos émotions sur ces trois registres, c’est les percevoir, les voir et les gérer non pas par le contrôle, ou par le refoulement inconscient mais par le choix libre et entier de les exprimer ou non. Il ne s’agit plus de gaspiller notre énergie à les combattre, mais de les laisser suivre leurs chemins vers notre conscience pour les évaporer ou les savourer.
par Yohan Castel (wikimedia)
Les émotions qui régissent nos comportements ou nos comportements qui provoquent nos émotions sont les deux faces d'un même principe, celui de notre relation à l'autre. Ces échanges relationnels s'appuient donc sur l'énergie de vie et de survie qui nous met en action. La sexualité, comme premier vecteur de celle-ci, a fait émerger tout ce bagage émotionnel dans nos modes de communication, allant bien au delà de cette compulsion primale. Par la suite, ces échanges relationnels ont donné naissance aux us et coutûmes du groupe qui forgent le lot de nos croyances sur ce qui est ou n'est pas, sur ce qui peut se faire ou ne peut pas, sur ce que je mérite ou ne mérite pas. Ces us et coutûmes forment le générateur d'émotions cognitives qui est chargé de surveiller nos émotions relationnelles en les cataloguant comme recevables ou non, comme positives ou négatives selon des critères qui ne dépendent pas de la réalité mais de l'image que nous en avons, selon des schémas hérités de notre éducation.
Comme les nuages, les émotions nous montrent ce que nous voulons y voir
Les échanges sensitifs
Les échanges pulsionnels sont directement liés au système sensitif, ils découlent des besoins vitaux de survivre et de transmettre cette énergie de vie.
Les échanges non verbaux sont reçus par le corps, par l’ensemble des capteurs dont il dispose. Ces ressentis corporels activent la mémoire sensorielle et nous replongent dans des situations passées soumises aux mêmes ressentis. Nous ressentons les sensations d’alors car cette mémoire est intemporelle. Tout ce que nous vivons actuellement et ce que nous avons vécu dans des expériences analogues précédentes se mélangent, ici, maintenant.
Des situations traumatisantes peuvent laisser des traces fortes sur le corps quand l’énergie déployée n’a pas pu s’exprimer. Ce blocage, ces douleurs se réactivent quand des situations aux ressentis analogues se présentent. Le corps réveille ses vieilles blessures, ces douleurs d’antan que nous percevons, ressentons sans vraiment les comprendre. Elles s’activent et nous font ressentir leurs présences via nos sensations et les émotions qu’elles provoquent. Nous pouvons les sentir et voir ce qui se passe dans nos relations aux autres mais il nous est difficile de faire le lien entre ces différentes facettes, cela nous échappe, nous perturbe parfois.
Cette relation à l’autre est la base vitale de notre construction psychologique. Les échanges sensitifs représentent la première porte d’entrée de cet univers que nous recélons tandis que les échanges émotionnels représentent le flux d’énergie qui circule pour entretenir ce lien de vie, ce besoin relationnel.
C’est le schéma de répétition qui s’active face à cet acte inaccompli du passé, un schéma pour lequel nous voudrions trouver une issue positive.
Un besoin de conclure cet épisode douloureux du passé.
Les échanges non verbaux sont reçus par le corps, par l’ensemble des capteurs dont il dispose. Ces ressentis corporels activent la mémoire sensorielle et nous replongent dans des situations passées soumises aux mêmes ressentis. Nous ressentons les sensations d’alors car cette mémoire est intemporelle. Tout ce que nous vivons actuellement et ce que nous avons vécu dans des expériences analogues précédentes se mélangent, ici, maintenant.
Des situations traumatisantes peuvent laisser des traces fortes sur le corps quand l’énergie déployée n’a pas pu s’exprimer. Ce blocage, ces douleurs se réactivent quand des situations aux ressentis analogues se présentent. Le corps réveille ses vieilles blessures, ces douleurs d’antan que nous percevons, ressentons sans vraiment les comprendre. Elles s’activent et nous font ressentir leurs présences via nos sensations et les émotions qu’elles provoquent. Nous pouvons les sentir et voir ce qui se passe dans nos relations aux autres mais il nous est difficile de faire le lien entre ces différentes facettes, cela nous échappe, nous perturbe parfois.
Cette relation à l’autre est la base vitale de notre construction psychologique. Les échanges sensitifs représentent la première porte d’entrée de cet univers que nous recélons tandis que les échanges émotionnels représentent le flux d’énergie qui circule pour entretenir ce lien de vie, ce besoin relationnel.
C’est le schéma de répétition qui s’active face à cet acte inaccompli du passé, un schéma pour lequel nous voudrions trouver une issue positive.
Un besoin de conclure cet épisode douloureux du passé.
Les échanges interactifs
Pascal nous disait « le cœur a ses raisons que la raison ignore ».
Ceci nous indique déjà comment nos interactions relationnelles sont dissociées de la raison, du système cognitif bien que celui-ci soit présent. Il s’interroge pour comprendre ce qui se passe, ces émotions qui surviennent. Dans les relations d’intimité, d’amitié, le système interactif est mis en avant, nous partageons des ressentis, des émotions.
Nous diffusons une énergie et nous captons celle de l’autre aussi bien dans les échanges non verbaux qu’au travers des mots prononcés. Nous parlons pour ressentir, faire ressentir à l’autre c’est-à-dire pour partager nos émotions, nos désirs, nos ambitions, nos doutes et nos peurs.
Lorsque nous sommes impactés pas ces émotions, nous pouvons les laisser se déverser, les observer, les évacuer car nous entendons le corps qui parle, qui se livre, qui nous informe. Nous pouvons également les rejeter, les nier, les refouler et provoquer l’activation du système cognitif pour qu’il analyse et comprenne ce qui se passe. Il doit agir afin que cela cesse, il doit prendre le contrôle de la situation, le contrôle de nos émotions pour respecter nos croyances sur ce qui doit ou ne doit pas être.
Tant que nous n’acceptons pas les émotions comme un langage, une information et que nous les jugeons au travers de nos croyances, le système cognitif s’activera naturellement pour les contrer, les éviter ou les exacerber, les dramatiser. Contenir ou mettre en scène ses émotions est une protection du système cognitif pour se conformer aux messages contraignants qu’il a intégrés.
Quand le système cognitif ne réussit pas à contrôler ses émotions, le système sensitif va prendre le relais pour assumer le stress qui en découle. Il va, soit fuir pour les étouffer, soit réagir violemment pour les expulser ou bien encore, diminuer toute activité corporelle et cognitive pour les masquer et nier leurs existences.
Nous diffusons une énergie et nous captons celle de l’autre aussi bien dans les échanges non verbaux qu’au travers des mots prononcés. Nous parlons pour ressentir, faire ressentir à l’autre c’est-à-dire pour partager nos émotions, nos désirs, nos ambitions, nos doutes et nos peurs.
Lorsque nous sommes impactés pas ces émotions, nous pouvons les laisser se déverser, les observer, les évacuer car nous entendons le corps qui parle, qui se livre, qui nous informe. Nous pouvons également les rejeter, les nier, les refouler et provoquer l’activation du système cognitif pour qu’il analyse et comprenne ce qui se passe. Il doit agir afin que cela cesse, il doit prendre le contrôle de la situation, le contrôle de nos émotions pour respecter nos croyances sur ce qui doit ou ne doit pas être.
Tant que nous n’acceptons pas les émotions comme un langage, une information et que nous les jugeons au travers de nos croyances, le système cognitif s’activera naturellement pour les contrer, les éviter ou les exacerber, les dramatiser. Contenir ou mettre en scène ses émotions est une protection du système cognitif pour se conformer aux messages contraignants qu’il a intégrés.
Quand le système cognitif ne réussit pas à contrôler ses émotions, le système sensitif va prendre le relais pour assumer le stress qui en découle. Il va, soit fuir pour les étouffer, soit réagir violemment pour les expulser ou bien encore, diminuer toute activité corporelle et cognitive pour les masquer et nier leurs existences.
Les échanges cognitifs
Ces échanges font appel à nos capacités cognitives, c’est-à-dire qu’ils vont activer notre réflexion pour comprendre ou expliquer, apprendre ou retenir, réfléchir ou imaginer, admettre ou contredire.
Il s’agit des échanges qui nécessitent une attention soutenue pour entendre l’information donnée afin de l’analyser, la retenir ou y répondre le cas échéant. Nous pouvons les retrouver dans les milieux professionnels, scolaires, dans les conférences, les débats. Ces échanges sont sous la forme d’interactions verbales, de paroles échangées ou reçues ou bien sous formes d’écrits, de livres, de magazines, de journaux, de rapports mais aussi des présentations multimédias qui mélangent ces différentes sources.
Bien que ces échanges aient vocations à s’adresser à notre système cognitif, une multitude d’informations circulent au travers des 93% d’échanges non verbaux. Cette masse d’informations induites va nous interpeller en dehors de la sphère cognitive. Nous pouvons très bien intellectualiser le discours mais également ressentir des signaux émotionnels qui vont nous faire réagir positivement ou négativement à ce que nous entendons. Nous pouvons accepter le fond du discours mais en même temps sentir une montée émotionnelle contrariante. A l’inverse, nous pouvons refuser la logique du discours mais ressentir que dans le fond, ce qui est dit fait écho en nous et répond à une demande que nous refusons d’admettre. Nous ressentons notre acceptation naturelle mais nous la refoulons parce que nos croyances nous l’imposent.
Nous ressentons donc des émotions alors que le discours était informatif mais le ton reçu, le contenu de l’information, le cadre dans lequel cela se produit et l’attitude du groupe autour de nous vont activer nos mémoires émotionnelles et viscérales.
Le système sensitif peut également nous faire réagir à ses informations. S’il y voit un danger qui peut menacer son intégrité, ses croyances. Partir d’une conférence sous un coup d’éclat parce que tel propos nous met dans une colère qu’il faut fuir ou prendre le risque de répliquer de manière virulente pour l’expulser. Nous assistons alors à des échanges vifs, passionnés, virulents.
Nous pouvons voir comment un même discours peut avoir un impact très différent selon le contexte dans lequel il est prononcé. Cela se joue au niveau de celui qui le prononce, sur sa manière de le dire, de l’ambiance qu’il dégage. C’est aussi par des messages non verbaux qu’il va diffuser selon qu’il se sent à l’aise avec ce qu’il énonce et que son discours est en phase avec ses intentions. Mais cela se joue également au niveau du receveur, sur son état d’esprit. Son attention et son discernement peuvent être contrariés ou influencés par les différents messages non verbaux. Cela éveille des émotions contradictoires entre ce qu’il entend et ce qu’il ressent. Dans ces moments là, nous pouvons avoir l’impression de ne pas être en lien, en accord avec celui qui prononce son discours. Nous pouvons aussi ressentir vibrer en nous, une acceptation viscérale de ce qui perçu au-delà des mots, « il joue sur la corde sensible ». Cette impression est émotionnelle, viscérale mais non cognitive.
Le charisme est donc l’art de faire passer un message au niveau cognitif et de l’appuyer par des messages non verbaux maîtrisés qui emportent l’adhésion émotionnelle et sensorielle de l’auditoire.
Quand notre attention est soutenue et que l’intention du discoureur reste accès sur le fond, le système cognitif reçoit l’information avec très peu de projections émotionnelles. Nous pouvons en conscience, admettre ou refuser ce qui est dit en restant au niveau cognitif. Ce sont des débats efficaces sur le fond mais dépourvus de sensibilité.
Nous voyons comment les échanges cognitifs sont rarement du seul ressort du système cognitif mais font également appel de manière indirecte, aux systèmes interactif et sensitif.
Il s’agit des échanges qui nécessitent une attention soutenue pour entendre l’information donnée afin de l’analyser, la retenir ou y répondre le cas échéant. Nous pouvons les retrouver dans les milieux professionnels, scolaires, dans les conférences, les débats. Ces échanges sont sous la forme d’interactions verbales, de paroles échangées ou reçues ou bien sous formes d’écrits, de livres, de magazines, de journaux, de rapports mais aussi des présentations multimédias qui mélangent ces différentes sources.
Bien que ces échanges aient vocations à s’adresser à notre système cognitif, une multitude d’informations circulent au travers des 93% d’échanges non verbaux. Cette masse d’informations induites va nous interpeller en dehors de la sphère cognitive. Nous pouvons très bien intellectualiser le discours mais également ressentir des signaux émotionnels qui vont nous faire réagir positivement ou négativement à ce que nous entendons. Nous pouvons accepter le fond du discours mais en même temps sentir une montée émotionnelle contrariante. A l’inverse, nous pouvons refuser la logique du discours mais ressentir que dans le fond, ce qui est dit fait écho en nous et répond à une demande que nous refusons d’admettre. Nous ressentons notre acceptation naturelle mais nous la refoulons parce que nos croyances nous l’imposent.
Nous ressentons donc des émotions alors que le discours était informatif mais le ton reçu, le contenu de l’information, le cadre dans lequel cela se produit et l’attitude du groupe autour de nous vont activer nos mémoires émotionnelles et viscérales.
Le système sensitif peut également nous faire réagir à ses informations. S’il y voit un danger qui peut menacer son intégrité, ses croyances. Partir d’une conférence sous un coup d’éclat parce que tel propos nous met dans une colère qu’il faut fuir ou prendre le risque de répliquer de manière virulente pour l’expulser. Nous assistons alors à des échanges vifs, passionnés, virulents.
Nous pouvons voir comment un même discours peut avoir un impact très différent selon le contexte dans lequel il est prononcé. Cela se joue au niveau de celui qui le prononce, sur sa manière de le dire, de l’ambiance qu’il dégage. C’est aussi par des messages non verbaux qu’il va diffuser selon qu’il se sent à l’aise avec ce qu’il énonce et que son discours est en phase avec ses intentions. Mais cela se joue également au niveau du receveur, sur son état d’esprit. Son attention et son discernement peuvent être contrariés ou influencés par les différents messages non verbaux. Cela éveille des émotions contradictoires entre ce qu’il entend et ce qu’il ressent. Dans ces moments là, nous pouvons avoir l’impression de ne pas être en lien, en accord avec celui qui prononce son discours. Nous pouvons aussi ressentir vibrer en nous, une acceptation viscérale de ce qui perçu au-delà des mots, « il joue sur la corde sensible ». Cette impression est émotionnelle, viscérale mais non cognitive.
Le charisme est donc l’art de faire passer un message au niveau cognitif et de l’appuyer par des messages non verbaux maîtrisés qui emportent l’adhésion émotionnelle et sensorielle de l’auditoire.
Quand notre attention est soutenue et que l’intention du discoureur reste accès sur le fond, le système cognitif reçoit l’information avec très peu de projections émotionnelles. Nous pouvons en conscience, admettre ou refuser ce qui est dit en restant au niveau cognitif. Ce sont des débats efficaces sur le fond mais dépourvus de sensibilité.
Nous voyons comment les échanges cognitifs sont rarement du seul ressort du système cognitif mais font également appel de manière indirecte, aux systèmes interactif et sensitif.
Les échanges relationnels
La communication est l’ensemble des informations que deux individus peuvent échanger par tous les moyens dont ils disposent.
Au delà des mots, des échanges verbaux, dans toute communication nous trouvons aussi un langage para-verbal et non verbal.
Les échanges verbaux, sont les mots que nous choisissons pour exprimer nos idées, nos désirs, nos craintes, etc...
Les échanges para-verbaux, sont influencés par notre couleur émotionnelle qui teinte les mots que nous exprimons, cela se traduit dans le ton de la voix, le volume, l'intonation, etc...
Les échanges non verbaux, se font par toute la gestuelle qui s'exprime malgré nous, la position du corps, sa stabilité mais aussi les expressions du visage, l'orientation du regard, etc...
Les échanges verbaux, sont les mots que nous choisissons pour exprimer nos idées, nos désirs, nos craintes, etc...
Les échanges para-verbaux, sont influencés par notre couleur émotionnelle qui teinte les mots que nous exprimons, cela se traduit dans le ton de la voix, le volume, l'intonation, etc...
Les échanges non verbaux, se font par toute la gestuelle qui s'exprime malgré nous, la position du corps, sa stabilité mais aussi les expressions du visage, l'orientation du regard, etc...
Nous pouvons identifier plusieurs types d’échanges :
- Informations, débats, éducatifs, normatifs
- Amicaux, festifs, ludiques, joyeux, tristes
- Pulsionnel, intimes, complices, conflictuels
- Artistiques (Ecrits, Musiques, Peintures, spectacles, …)
Comme nous pouvons le supposer, ces échanges se situent à plusieurs niveaux de ressentis, une implication émotionnelle différente en relation avec les enjeux et leurs impacts estimés ou nourris par nous et sur nous, notre environnement, nos croyances.
Ces différents ressentis, enjeux et impacts sont alimentés par nos trois centres de communication
- Cognitif : la logique de la pensée
- Interactif : le lien émotionnel
- Sensitif : l’activation pulsionnelle
Tout ce qui se joue dans ces échanges se situe bien au-delà des mots et des paroles. Nous ne l’entendons pas mais nous le ressentons émotionnellement et corporellement, cela vibre en nous.
Etre Soi parmi les autres
Notre relation aux autres s'appuie sur notre parcours et des sentiments qui nous sont propres.
- Elle s'appuie sur notre besoin d'appartenance au groupe et des stratégies que nous avons intégrées tout au long de notre éducation.
- Elle est marquée des sensations d'hier, des manques, frustrations ou satisfactions liés aux désirs et aux besoins exprimés dans l'enfance.
- Elle dépend des blessures qui ont pu nous marquer dans l'enfance (abandon, rejet, humiliation, dévalorisation, trahison)
- Elle est teintée de nos expériences heureuses ou malheureuses et des projections que nous en faisons sur ce qui se passe aujourd'hui et des conséquences possibles dans l'avenir plus ou moins proche.
- Elle répond également à des normes inculquées par nos familles, nos éducateurs, la société qui effacent l'individu au profit du groupe afin d'en assurer la cohésion.
La sociabilisation nous enseigne l'entraide, la compassion, l'amitié, l'amour, autant de comportements tournés vers l'autre dont nous avons également besoin en retour pour exister en harmonie au sein de ce groupe.
Ces règles que l'on rejette quand on nous les impose, comme à l'adolescence, nous permettent par la suite de nous intégrer en tant que personne dans la société, besoin d'être rassuré, d'être reconnu, d'exister par soi et pour l'autre.
Après la période du "J'ai besoin", "JE veux" de l'enfant puis le ras le bol, la révolte de l'ado qui veut exister par lui et plus par la famille "je veut être MOI", l'Adulte passe au stade de trouver sa place parmis les autres, avoir son identité, être reconnu, ETRE, "je suis".
Parfois, ces étapes sont plus ou moins bien passées et quelquefois, certaines restent infranchissabes. Tout cela provoque les distorsions, les jugements, les comparaisons et l'esprit de revanche que nous pouvons constater dans les relations humaines.
L'égoïsme, le rejet de l'autre, le mépris, la manipulation, la violence peuvent témoigner d'une personne qui cherche à franchir ses étapes inaccomplies, qui réagit à des blessures encore actives.
Bien que cette personne soit responsable de ses actes, de sa façon d'être et de ce qu'elle reçoit en retour, elle n'en est pas pour autant coupable.
Elle subit ses schémas de fonctionnement, ses coyances qui s'activent malgré elle. En ce sens, elle génère ses émotions et ce qui lui arrive.
En avoir conscience, c'est découvrir que cela donne à chacun la possibilité d'agir pour que cela change. Il s'agit de revisiter ses croyances pour enfin voir l'instant présent dépouillé des artifices du passé et de ses projections idéalisées ou anxiogènes.
Il s'agit de développer l'écoute pour aller chercher son identité et permettre de dépasser les blocages, les traumatismes, les actes inaccomplis qui se sont imprimés, comme figés dans le corps. Tous ces blocages, ces croyances qui empêchent d'avancer, d'être soi-même, sont invisibles, enfouis dans l'inconscient et seules quelques bulles remontent à la surface du quotidien, plus ou moins souvent, plus ou moins chargées d'acidité.
Il s'agit de pouvoir ressentir, développer l'observateur conscient de tout ce qui se passe en nous pour revisiter, pacifier et transcender ce qui nous empêche d'être.
Lorsque la vision s'éclaircit, le chemin devient visible ...
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